Vice sans fin

26 octobre 2010 – les employés municipaux (re)visitent le patrimoine


abnégation ? acharnement ? ou simple pathologie ?

Dommage, on aurait pu faire un avant-après en images ; mais nous n’avons pas de photo d’avant, puisque nous étions persuadés, encore, que la promesse de ne plus toucher à cette haie que nous entretenions, serait enfin, 20 ans plus tard, tenue, la parole respectée.
Après ce triste constant de l’inutilité des mots dits : lettre-ouverte-haie-2010

Collectif du Chêne-Vert

A l’attention de

Monsieur le Maire de Chabanais

Le 17 novembre 2010

Objet : Lettre ouverte

2002, 2007, et maintenant 2010… « L’histoire, comme une idiote, mécaniquement se répète… »

Ce mardi 26 octobre 2010, la haie de l’Arboretum du Chêne vert, en bordure de la nationale 141, a, de nouveau, été le théâtre d’un assassinat collectif. Nous ne vous ferons pas l’injure de vous rappeler tous les arguments déjà évoqués dans nos courriers, sites internet ou articles de presse.

Mais, pourquoi donc vous échinez-vous à « écharogner » ces arbustes ?

Cette bande de nature le long de la route est d’une grande importance pour la biodiversité et reste souvent l’unique refuge de quantité d’espèces animales et végétales. Le zèle excessif de vos agents de voirie au volant de leur joujou s’est exprimé pleinement, au delà de toute espérance. Le désolant résultat est là, le bord de la route est ridiculement rasé, offrant un spectacle affligeant de pauvreté.

Ces 3 dernières années, tout le monde avait pu se féliciter du pacte moral de non agression envers le Chêne Vert.

A l’heure où vous voulez faire de Chabanais une ville étape pour essayer, tardivement, d’enrayer un déclin annoncé, il semblerait hautement symbolique de soigner l’entrée Est de cette bourgade afin d’accueillir dignement ses visiteurs. Ville étape, porte du Poitou Charentes, accès aux lacs, chef lieu de canton, autant de raisons qui devraient concentrer toute l’attention du maire de Chabanais, par ailleurs vice-président de la Communauté de Communes, chargé du développement touristique…

Au contraire, vous avez transformé le parc de Chassat en zone économique, au lieu de vous appuyer sur ce patrimoine remarquable, cela même alors que votre centre ville se vide de tous ses commerces. Vous vous entêtez également à gyrobroyer la haie de l’arboretum pour la 3ème fois en moins de 10 ans au lieu de valoriser cet équipement touristique à sa juste valeur.

Quelle première image de Chabanais les touristes vont-ils avoir, entre les tôles publicitaires d’un côté et les écosystèmes ravagés de l’autre ?

Aujourd’hui, le constat est éloquent : pollution des sols, pollution de l’air, pollution visuelle, pollution sonore, murs qui s’écroulent, haies ravagées, piétons chassés de cette partie de l’agglomération où le camion est roi !

Jusqu’à présent, le Collectif du Chêne Vert a toujours voulu apporter sa pierre constructive à l’oeuvre collective, en soutenant l’arboretum, en faisant oeuvre de pédagogie, en améliorant la biodiversité, en participant à l’accueil touristique…

Mais trop, c’est trop !!!

Alors  que  l’ignorance  le  dispute  au  mépris,  nous  ne  voulons  pas  être  sacrifiés  sur   l’autel de l’incompétence.

Nous ne doutons pas, Monsieur le Maire, que vous saurez, en qualité de responsable, réparer le préjudice subi.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos salutations distinguées.

Pour le Collectif du Chêne-Vert,

La présidente

Françoise Ballet

(Région Picardie)

Collectif du Chêne-Vert

16150 Chabanais – Tél 05 45 89 20 46 – Fax 05 45 89 09 42

Courriel : collectif@arboretum-chene-vert.fr – http://www.collectif-chene-vert.org

Association loi 1901 – SIRET 453 215 048 00019 – APE : 925E

Liste des organismes destinataires :

– Mairie : 1 rue F Faubert , 16150 Chabanais

– Député : Jérôme Lambert , Le Bourg , 16230 Juillé

– Sénateurs :

Nicole Bonnefoy Sénatrice de Mansle 54 avenue Korb 16230 MANSLE

Michel Boutant Place de l’Hôtel de Ville 16220 Montbron

– Communauté de Communes de Haute Charente : Christian Faubert , 65 rue Nationale , 16270 Roumazières – Loubert
– Syndicat de Pays de Charente Limousine : 1 avenue de Général De Gaulle , 16500 Confolens
– Conseil général : Hôtel du Département , 31 boulevard Emile Roux , 16917 Angoulême Cedex 9
– Sous – Préfecture : 1 rue Antoine Babaud Lacroze , 16500 Confolens
– Préfecture : 7 – 9 rue de la Préfecture , 16 000 Angoulême
– Conseil Régional de Poitou Charentes : 15 rue Ancienne comédie , 86000 Poitiers

Offices de tourisme :
– Chabanais : 1 place Marché Couvert , 16150 Chabanais
– Haute Charente : Le Bourg , 16310 Massignac

– Comité départemental du tourisme de la Charente : 21 rue Iéna , 16000 Angoulême

– Comité régional de tourisme 8 rue Riffault bp 56 86002 Poitiers cedex

– APBF : 15 bis Rue de Marignan ,75008 , Paris

– Charente Nature : impasse Georges Lautrette ,16000 Angoulême

Courriel à :

– Mazaudoux et MF Cormier (Confolentais et Charente Libre)

– DREAL DIREN Poitou-Charentes

– Madeleine Labie Les Verts Poitou-Charentes


Commentaires 2 à Vice sans fin

  1. Au 24 décembre 2010, une seule réponse nous est parvenue, celle du Conseil Régional – 2 décembre 2010 –
    Il reste donc quelque Un qui connait au moins la définition de la politesse

    Le 24 janvier 2011, la lettre sera lue en CA de l’Office de Tourisme

  2. Dans le même ordre d’idée, on peut lire ici : http://www.larevuedesressources.org/spip.php?page=article_pdf&id_article=14

    « Au milieu de tout ça, lorsque les pluies sont généreuses, la Nature qui a parfois la dent dure « nous fait une fleur » en embellissant les bords de route d’un regain florifère du plus bel effet, à base de crucifères et autres plantes adventices. Il faut voir alors avec quelle célérité la municipalité mandate une armée de cantonniers, armés de bruyants gyrobroyeurs, pour décapiter dans l’heure ce printemps spontané.
    Il est bien vrai que ça fait un peu brouillon, ces fleurs multicolores dont le nectar pourrait en prime attirer les derniers papillons des parages. Ramasser des poubelles, certes non, mais anéantir ces courageuses herbes à l’aide d’une technique sans faille, oui ! C’est le contrat Natura 2000 qui perce jusqu’en Andalousie.
    On reste pantois en essayant de comprendre la mission de ces salariés désertificateurs, tous vêtus d’un uniforme de safari municipal, équipés jusqu’aux dents et s’adonnant à réduire en poudre cet univers herbacé et son microcosme, ne laissant pour oeuvre qu’un sol dénudé qui se déshydrate vite et devient pulvérulent sous le rude soleil andalou. Rien n’y poussera plus…, jusqu’aux thérophytes pionnières du printemps suivant, indices d’une érosion programmée. C’est beaucoup d’énergie et d’investissement pour accélérer la désertification en mosaïque.
    En plus, c’est la mise à jour des ordures qu’occultait le peu de luxuriance végétale ! Quand on sait que sur l’autre rive, à « 14,5 km », un gamin est seul chargé de conduire des troupeaux jusqu’aux pâturages de la dorsale rifaine, on reste songeur sur le bon usage de nos privilèges ! S’ils savaient qu’en désherbant à la machine les herbes qui leurs sont si précieuses pour nourrir leurs moutons, ce travail futile leur donnerait droit de rouler dans le dernier modèle design de chez Renault ou Peugeot, ils viendraient à la nage participer à cette pantomime surréaliste.
    D’ailleurs, c’est ce qu’ils font ! »
    (finalement l’Andalousie est proche de la France, aux ordures près, peut-être)