Du propre

Cette opération (Bienvenue)  « opération de chirurgie lourde » a causé plus de dégâts à la haie que toutes les voitures qui l’avaient traversée ces trente dernières années.

Depuis 1985 les professionnels de l’Arboretum du Chêne-Vert s’investissent pour le simple plaisir dans l’élaboration de cette lisière d’accueil en entrée chabanoise.

Remettre en état sanitaire ces arbustes représente environ une journée de travail . . . mais surtout 3 ans aux végétaux soignés, pour retrouver leur aspect, autant donc pour que les habitants de la haie retrouvent leurs niches écologiques.

Sur ce talus « soigneusement nivelé », et après une journée supplémentaire de rénovation bénévole, quel printemps pour les lamiers, petite pervenches, cyclamens, narcisses, jonquilles, géraniums, primevères, et autres fleurs sauvages abritant leurs organismes associés ?

Heureusement, j’ai déjà le « paillage » pour ces réimplantations, par ces 40m3 de feuilles mortes que « la commune » m’apporte gracieusement chaque année . . . au fait, qu’ont-il fait de cette « Matière Organique » récoltée sur la haie ?

Il faut donc nettoyer,

cette nature sale envahissant notre espace civilisé

Mais pourquoi donc faire les choses à moitié ? Pourquoi ne pas finir de niveler parfaitement, araser proprement, ces brins d’herbes désordonnés au trait trop vert d’avoir été souligné ? Pourquoi laisser ces écharognures sauf à vouloir les utiliser en exemple de la puissance naturelle à se panser sans réfléchir ?

. . . peut-être parce que des travaux de maintien de l’ordre propre plus urgents appellent ? . . . là, juste au bout de « la haie » :

comme par exemple, faute de refaire ce caniveau défaillant, balayer ce sable déviant sa fonction vers le garage en contre-bas ?

. . . ou, autre malfaçon, résoudre enfin après quatre ans ce problème occulté jusque là  bien que constamment sous les yeux des citoyens riverains ? Chiche ! remplacer cet étron de modernité par un petit muret à l’aide des pierres du mur d’en face disponibles sans frais et vouées à grands renforts de camions à quelque remblai, comme un petit mur gracieusement tabletté en pendant à celui de l’autre côté de la route.

ou peut-être encore « sécuriser » ces accès piétons vers le magasin ?

Sécurité, propre, piétons, accessibilité, où étaient donc les urgences ?

 

pour chariot à courses ou fauteuil roulant

. . . bon, avec tous ça, chuis pas encore rendu à « grenelle » ; d’autant que sur le chemin, il faut que je passe dans cette commune de la banlieue parisienne qui m’a demandé de faire une formation à ses employés d’entretien d’espaces verts . . .

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