C’était écrit

c’était écrit :
et d’autres pages de ce mémoire

la semaine dernière,

d’ici :

Calocedre 3

à là :

« l’arbre* est tombé le monsieur peut passer sa voiture »

calocedre chassat

quelques minutes ont suffi

à effacer quelques deux siècles d’histoire

Malgré la parole du Président de la Comcom en 2013 « il n’est pas question de toucher à un seul de ces arbres »

le « progrès » c’est sans doute ce stakhanovisme de la persistance dans l’erreur, aveuglé d’oreilles atrophiées

Des arbres tombent

Quelques armes, pour utiliser les mots de ces-gens-là, de construction moins massives continuent malgré tout à planter

*le plus majestueux Calocedrus decurrens, de France au moins, que j’ai vu

En attendant l’artiste, et ses autres voisins planifiés, il a rejoint le « cimetière des éléphants »

cimetièretout au fond de l’image on aperçoit le grenier d’où enfant déjà je l’admirais


Commentaires 6 à C’était écrit

  1. Le patrimoine naturel est toujours infiniment moins protégé que le patrimoine bâti (lequel n’est pas à l’abri non plus de la bêtise humaine).
    Se pose une fois de plus la question de savoir ce que vaut la parole d’un homme politique, même au niveau d’une petite communauté de communes…

    • Ce qui est étonnant, jusqu’à être révoltant, c’est que, lorsque « tu » as 30ha de bocage ce soit ces quelques « arbres de collection en parc » qui pâtissent d’abord de ta réflexion
      Dès l’achat par la Commune, l’homme avait aussi commencé par saccager la structure du jardin, comme si leur « je » ne pouvait s’exprimer que par la destruction de « l’autre » (ce qui n’est au fond qu’une forme de suicide me dit mon psy darwinien)

  2. Le village se dépeuple, les commerces ferment, les corbeaux sont fusillés les arbres massacrés,
    mon cousin le loup va bientôt pouvoir reconstruire sa tanière

    • Je ne t’ai pas encore emmené promener à Oradour/Glane, mais hier soir en nous promenant là-haut au milieu du chantier, je pensais (va savoir par quelle association d’idées ce jour-là) qu’ils étaient en train de reconstruire ici un nouveau village pour remplacer le moribond actuel

  3. La mort du jardinier n’est rien qui lèse un arbre. Mais si tu menaces l’arbre, alors meurt deux fois le jardinier.

    • La Quintinie, dont le village s’enorgueillit, est mort, et le Delacroix de la Valette qui avait planté l’arbre aussi.
      Peut-être que l’arbre tombé sera offert à quelque sculpteur local ?
      Au moins en hommage-excuse envers ces aristocrates (même si pour le premier c’est relatif) qui ne commettaient pas « que » des erreurs ?