Rappel

Classement

Chabanais, le 30 novembre 1994

Monsieur le Maire

de

Chabanais

Après discussions avec l’APPB (association de protection du patrimoine paysager et botanique du Limousin) et « Charente Nature », associations à la vie desquelles je participe, je viens vous proposer que nous envisagions le classement du parc de Chassat en « jardin public »

Ce parc possède en effet quelques arbres remarquables et pour la plupart rares : Ginkgo biloba, Calocedrus decurrens, Liquidambar styraciflua, Aesculus x neglecta ‘Erythroblastos’, Ligustrum, . . . (la détermination précise de toutes les espèces présentes continue)

La commune de Chabanais ne semble pas posséder d’autres jardins présentant de tels intérêts

Ne se doit-elle pas, aussi, de conserver tout élément significatif du patrimoine communal, national, publique

L’évolution actuelle des mentalités semble indiquer qu’un potentiel touristique supplémentaire pour notre ville peut être une opportunité non négligeable

Dans l’hypothèse où l’acquisition du domaine permettra l’ouverture d’une zone de constructibilité importante, ce parc, situé sur une entrée principale de la ville proposerait une autre image de marque

Sur la trentaine d’hectares acquise, le jardin (d’un hectare environ) ne semble pas porter préjudice à la rentabilité de l’opération

La remise en état, de même que l’entretien, ne paraît pas présenter un coût exorbitant, bien que nécessitant l’intervention de personnel compétent

Sans reprendre les mots de ce sage qui nous invite « à accorder autant de place à nos enfants qu’à nos voitures », sans imiter certaines villes de France où il est plus difficile de détruire un arbre que d’étaler du béton, sans préjuger du potentiel évolutif d’une telle opportunité, pourquoi ne pas saisir cette possibilité d’aviver cette lueur verte à la porte du pays Limousin

La malheureuse destruction ces dernières années du Quercus ilex, témoin de cette frontière géographique qui nous définit, non renouvelée, marquerait une volonté différente

Avec l’aide du canton, de la circonscription et même de certains professionnels prêts à contribuer à l’évolution de cette idée, je viens ici vous proposer mes modestes compétences pour vous aider à développer ce projet

jean-louis Vignaud

Détour

(« 

– il faut changer ce virage dangereux

– qui n’a jamais tué personne

– devrais-je attendre qu’il y en ait un ?

 »

(Là, le débat se clôt de lui-même, vu que si on doit redresser tous les virages qui n’ont jamais fait aucun mort, et pour autant que ce soit le virage, qui tue, ça va compliquer les liaisons)

parce que bien sûr, la borne il « fallait » la poser

alors, pour qu’au moins elle ne pue pas trop fort :

« Y’a  pas d’autre solutions »

ben si, penser :

Pétition

20 août 2003

Monsieur le maire

16150 Chabanais

Objet : rond-point Chassat

Nous étions quelques habitants, du « quartier » concerné, le Chêne-Vert et l’Auberge de Chassat, par l’implantation d’un rond-point, à avoir assisté à la présentation du projet lors de la réunion du conseil municipal du 19 août.

Nous regrettons qu’une réunion de concertation avec l’ensemble des habitants impliqués n’ait pas été envisagée à priori. D’autant qu’à travers une analyse sommaire, la sécurité des automobilistes étrangers irrespectueux semble plus prise en compte que celle des paisibles habitants contribuables du quartier.

Nous ne reviendrons pas sur l’opportunité d’une dépense d’environ 400 000 € pour résoudre un problème de circulation solutionné, ou du moins reformulé, par la réalisation future de la déviation de Chabanais.

Reformulé en ce sens qu’une éventuelle création de zone industrielle ou artisanale, entre celles d’Exideuil et Etagnac serait peut-être économiquement plus judicieux sur l’ancienne « commune de Grenord », dans l’environnement des Ets. Nicollet ; cette option entraînant un développement de Chabanais sur une zone « délaissée » parce que jusque là excentrée.

Sur la base des conditions présentes, cet avant-projet sommaire nous amène à vous faire part de quelques réflexions :

–     Aucune desserte des habitations ne semble prévue.

–     l’accès aux maisons encaissées par les relevés successifs de l’actuelle route pose un problème particulier.

(L’accès au « Chêne-Vert » n’est pas concerné, solutionné par les habitants de ces propriétés il y a déjà plusieurs années.)

–     Ce rond-point va contraindre les automobilistes et camionneurs à ralentir, rétrograder, puis ré-accélérer en changeant à nouveau de vitesse. Ces manœuvres causeront de nouvelles et fortes nuisances sonores, vibrations induites aux constructions et pollutions atmosphériques supplémentaires :

1.     Le bruit sera plus important qu’aujourd’hui, tant dans l’intensité que dans la durée.

2.     Les vibrations sur les bâtiments vont entraîner de graves dégâts, prévisibles sur ces sols argileux.

3.     Ces vibrations dans les bâtiments entraîneront une nuisance sonore inconnue jusque là.

4.     En plus de l’absence d’accès par les habitants à leur logement, il n’est prévu aucune possibilité de stationnement des visiteurs, du facteur, du boulanger, épicier, boucher . . ., des « poubelles », des livreurs, des déménageurs ; sans tenir compte des pointes régulières de besoin de stationnement  à l’occasion de fêtes familiales.

5.     La pollution due aux « changements de vitesse » est aussi à considérer.

6.     Une telle proximité du rond-point à l’habitat existant entraîne la dévaluation totale des habitations concernées.

–     La signalisation au sol, avant le rond-point côté Chabanais, devrait empêcher les riverains, et surtout les visiteurs de l’arboretum et les occupants des gîtes, de couper la route pour aller vers Chabanais.

Il est à craindre que la sortie de l’usine Legrand cause un même point de nouveau danger par sa proximité du rond-point.

Le projet devra tenir compte de ces nuisances de manière plus performante que par la plantation de quelque arbuste, pour qu’au moins le niveau d’inconfort actuel ne soit pas amplifié.

Un déport nord nord-est du rond-point, quitte à reprofiler l’angle du mur en état discutable, n’entraînerait qu’un coût dérisoire face à l’accumulation inacceptable des nuisances subies par les riverains.

Enfin, il est regrettable que la bretelle (vers Confolens), parallèle au chemin conservé existant, ne soit pas fondue au chemin sur son emprise actuelle ; ce point serait facilement solutionné par le déplacement nord de l’ouvrage.

Cette solution, compte non tenu des économies réalisées (3 accès au lieu de 4 prévus), permettrait l’établissement d’un véritable « espace vert » en addition à l’ancien petit parc conservé, comme le responsable de l’Arboretum du Chêne-Vert vous l’avait suggéré lors d’une entrevue sur le lieu en 2001.

Il semble que la surface de l’ancienne propriété de Chassat supporterait facilement que ces quelques 2 hectares soient réservés à l’aménagement d’un espace plus naturel ; espaces dont le type ne semble pas en excès à Chabanais. La trentaine d’hectares restant suffiront amplement à l’installation des quelques petites entreprises potentielles.

Dans le cas où ces deux routes seraient rendues techniquement indispensables, un passage sous la nouvelle route permettrait de relier les deux parties de cet espace, justifiant à minima l’appellation entendue de « coulée verte » pour ce tapis de goudron.

La conservation de l’intégrité du site, malgré la disparition de la ferme cependant rétablie par un possible lieu de réception de public, aurait le mérite de cet élément de patrimoine local,  parc, jardin et verger, significatif d’une période de l’histoire Chabanoise revendiquée aujourd’hui.

Un rapide passage à travers ce qu’il a été malencontreusement noté sur le plan comme « broussailles », surface correspondant en fait à l’ancien verger, permet de relever une diversité certaine d’espèces pour un site aussi restreint : poirier, pommier, deux néfliers dont un particulièrement remarquable, rosier dont deux espèces sauvages indigènes, merisier, sureau, prunellier, cornouiller sanguin, aubépine, fusain, noisetier, fragon, tilleul, érable champêtre, houx, et une rare station d’ormes ayant survécu à la graphiose, sans compter les acacias, charmes, frênes et chênes accompagnés de lierre, inhérents aux sols locaux abandonnés ; une autre analyse rendrait compte de l’importante faune associée à cette richesse entre autre fruitière.

Il nous semble difficilement justifiable de sacrifier cet espace d’incontestable valeur intrinsèque, et d’un autre côté protéger un angle inadapté d’un mur dégradé.

Notons que la reprise du mur n’entraînerait la destruction que d’un robinier sénescent.

Cette modification du paysage actuel reste dérisoire face à l’inexploitation écologique du Moulin du Bouchaud, dans les conditions plus logiques d’une installation de la « grande surface » sur la parcelle d’agriculture abandonnée de la Grande Pièce.

Nous espérons que ces quelques réflexions, et celles sommairement tracées sur la page suivante, vous permettront d’affiner votre étude de développement d’un Chabanais cohérent entre les zones résidentielles, touristiques et commerciales de notre cité.

Madame Agnès Tournier

Monsieur et Madame Ganteille

Madame Marie-Thérèse Bénétreau

Madame Denise Paraud

Madame Marguerite Tournier

Madame Jeanne Vignaud

Monsieur et Madame Leflamand

Madame Marie-Thérèse Vignaud

jean-louis Vignaud et Marie-France Saunois

L’association Arboretum du Chêne-Vert

Les Gîtes du Chêne-Vert

(et puis qu’en plus, notre quartier nous le connaissons depuis longtemps)

Contre proposition Rond-point CHASSAT

Les dénominations Zone artisanale, rond-point et Coulée verte, « correspondent » aux tranches de financement prévues par le projet initial.

–       La « desserte riverains » est à sens unique d’Ouest vers Est.

–       La circulation sur une seule file, entraîne une aire de stationnement en place de la deuxième file existante.

–       Les deux anciens chemins sont conservés ; l’entre deux aménagé en jardin « la Quintinie » et le triangle est en jardin « à l’anglaise ». L’ensemble présentant une offre touristique autour de « l’image » de Chabanais.

–       La « longue courbe » évite les changements de vitesse inutiles par une obligation de ralentissement progressif en entrée de paysage visiblement urbain.

–       Ce dernier point entraîne un maintien du niveau de pollution automobile actuel, voire même réduit sur cette zone résidentielle.

Cette proposition, bien que remettant en cause le désir d’un plus médiatique rond-point, résout tous les problèmes de sécurité, nuisances, et dévaluation de patrimoine existant, pour la totalité du secteur, et pour un coût global peut-être aussi moindre, compte tenu de l’aménagement global de la zone de Chassat ; et plus loin que résoudre les problèmes, cette formule entraîne une valorisation de patrimoine, au moins régional, par un aménagement raisonné de ce territoire de Limousin charentais.

L’association « Arboretum du Chêne-Vert » et l’association « Les Amis de la Quintinie » ont depuis longtemps (2000) proposé d’oeuvrer à la mise en valeur de Chassat pour la part qui les concernait : autre « lettre morte » . . .

. . . que vaut l’avis de quelques citoyens

qui n’ont pas le Savoir de dessiner un rond rond

Rond rond

ou vroum vroum

Le rond-point c’est la place interdite

à la rencontre

un centre qui empêche de se croiser

un carrefour qui interdit la communication

un lieu de rassemblement dont on fait le tour pour ne pas s’arrêter au milieu de peur d’y rencontrer l’autre

en 1936, Jacques Prévert disait :

. . .  et sur ce champ d’honneur soigneusement nivelé

toute seule

la fleure artificielle

la rose invraisemblable

la fleur à faire vomir

la fleur à faire hurler

blême et rose chou-fleur atrocement greffé

ignoble végétal stupidement simulé

encore une fois

de force

et avec le concours assuré de la musique militaire

est accrochée épinglée rivée

à la boutonnière de la terre

de la terre abîmée

de la terre solitaire

de la terre saccagée bafouée et désolée

désespérée

endimanchée.

il parlait du monument aux morts ; le rond-point n’est-il pas la stèle de la campagne morte ?

Avant, monsieur le maire,

comme le disait Prévert

il édifiait des monuments aux morts

des statues à ceux qui avaient causé leur mort

mais les guerres sont finies

ou ce ne sont plus les mêmes

alors, monsieur le maire, il bouse des rondpoints

comme mon chien lève la patte

pour laisser son empreinte

mais celle-là fertile

et jamais au milieu du chemin

le chien

puisque c’est là qu’il joue

Par dessus la rivière

il avait fait un pont

pour aller plus vite

sur le côté d’en face

au milieu de la route

toute droite

il posa donc un pléonasme

pour freiner

obliger au contour

obsédé par sa trace à laisser

l’imprimer de non sens

toujours tuer la vie dessous

pour se penser dessus

mais d’entrain je m’égare, raccrochons le wagon

Vice vers . . . ça y est

. . . BINGO ! JACKPOT ! et compagnie ; mais surtout sans aucune gloire ; déçu même d’avoir raison

donc le mur est tombé aujourd’hui 15 janvier 2010

(. . . un mur, j’aime pas, bien sûr ;

ça dresse contre, en enfermant ;

et j’aime bien quand ils sont écroulés, et que des plantes sont revenues renaturaliser ces talus ;

et puis, ici, il n’est pas question de nature, mais de « mobilier urbain »

j’ai déjà dis « j’m’en fous c’est pas chez moi »,

mais c’est quand même chez moi,

le pied du mur où je suis né.

C’est aussi un lieu où je vis chaque jour

avec des voisins que j’aime bien même si c’est des voisins, puisque c’est des voisins.

Alors ce mur, ce n’est pas qu’un mur, c’est un pan du village, un quartier, avec des gens, qui se pensait à l’abri de la frénétique pathologie de l’étalement. Pathologie banale de l’homme moderne, certes . . . dont il faudra bien se soigner un jour . . .)

La gargouille d’un blanc volontairement rafraichi bisannuellement par la fameuse machine n’a

donc plus qu’à se perdre dans quelque tas de remblai

Je dis « volontairement » parce qu’un mur n’est jamais en mauvais état

il le devient

faute d’entretien :

(on voit bien sur l’image, le « point de rupture » du mur, situé au niveau du sol du parc)

– ce parc, et donc sa bordure intérieure appuyée au mur, volontairement négligé a interdit à l’eau de s’évacuer par les gargouilles bouchées, minant ainsi le mur naturellement à ce niveau

– tout aussi naturel qu’évident, le dés-entretien du mur (depuis près de vingt ans qu’il est « propriété publique ») par simple coupe de la végétation, se développant dans les joints ou le traversant par drageons, ne pouvait qu’entraîner un renforcement du système racinaire des plantes, accélérant le processus de destruction, d’autant que les tablettes déstabilisées par la végétation et les machines laissaient depuis longtemps l’eau s’infiltrer dans le mur

On peut habiter la campagne sans vouloir connaître sa nature,

mais alors, on n’y réclame pas de responsabilités,

sauf à vouloir l’urbaniser ;

c’est donc bien d’une volonté, que le mur . . . a été effondré.

Volonté municipale ou d’une autre administration ?

Qu’importe, de toute façon d’élus du peuple ; ce mur, définition des principes constructifs anciens si souvent mis en exergue de la protection du patrimoine eût mérité un autre devenir plus . . . constructif.

Et maintenant ?

Concertation des citoyens concernés pour le devenir du site ?

Et le devenir de leur impôt, pas le même, un autre, en plus, ou prévu pour une oeuvre moins glorifiante.

Le Calocedre  et le Tilleul dont on aperçoit les troncs au-dessus du mur ont juste à espérer (eux aussi) que l’autre machine à faire le vide n’aura pas les dents aussi longues.

Je prends le pari (que j’espère aussi perdre) qu’un nouveau mur de béton sera préféré,

au talus végétalisé, renforçant le parc ;

même si ce talus pourrait être végétalisé sur un principe Quintiniste, par la nouvelle classe horticole du collège du village.

Un autre pari :

– tout raser et « déclasser » le parc sous prétexte moderne de sécuritarisme (le mur longeant la route sur une centaine de mètres) et étendre la fameuse « zone commerciale »

– « viabiliser » (mot au combien signifiant par sa connotation de « la nature n’est donc pas viable ») cet espace pour des usines qu’aucun chef d’entreprise raisonnable n’aura la moindre intention d’installer quand la déviation sera faite vers 2015, peut-être.

Cette déviation contournera ce village au centre déjà mort (puisque dépassé (scierie) déplacé (alimentation et quincaillerie et électroménager) ou délaissé (usine), sans être remplacé).

et dernier pari pour aujourd’hui, cette périphérie d’un village passé de plus de 2400 à moins de 1900 habitants durera moins longtemps que le mur avant de devenir une belle « friche industrielle » avec accès facile par rond rond

Tout ça pour un mur qui « s’écroule » ?

Non, juste une réflexion, d’après constat d’évolution, sur le développement écologique, économique, historique etc. d’un territoire

annexe :

un mur

barbacanes – et en bleu, le fil des eaux expliquant le mur

Ce fossé sera comblé un jour. . . comment pour ne pas engorger les barbacanes qui assainissent le pied du mur conservé ?